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Janvier 2019

 

 

Bienvenue !
 
Voici une nouvelle fenêtre de poésie :
 

 

 

Comme est lent le pas des chevaux,

faible, la lueur des lanternes !

Les gens, sans doute, savent

où ceux-là veulent me conduire.

 

Je me fie à leur vigilance,

mais j’ai froid, envie de dormir ;

lors d’un cahot dans un virage

je heurte le rayon d’une étoile.

 

Ma tête qui brûle et vacille,

la main inconnue et glacée,

la ligne des sapins obscurs :

tant de choses nouvelles, inconnues.

 

 

Ossip Mandelstam

traduit du russe par Jean-Claude Schneider

éditions Le bruit du temps. La Dogana