Opus 55 : Chants de lumière et d’exil

 

 

Chants de lumière et d’exil

(en projet)

EV, à 8 voix mixtes, Mezzo-Soprano, Baryton, flûte, piano. Textes en hébreu, grec, latin, arabe, turc, kurde, arménien, roumain, italien, français, espagnol, portugais. Durée 3 heures. Moyen à très difficile.

  

Oeuvre profane, écrite à partir d’un large collectage de textes dans une douzaine de langues, dont la représentation doit avoir lieu en suivant l’évolution du soleil, les Chants de lumière et d’exil se déroulent en cinq parties : aube, zénith, crépuscule, nocturnes I et II (ces deux dernières parties se faisant en lumière artificielle). Chacun de ces moments se passe dans un lieu différent : l’aube à Jérusalem, le zénith à Istanbul, le crépuscule à Rome, nocturne I sur une route du chemin de Saint-Jacques en France et nocturne II en un lieu imaginaire, situé entre l’Espagne et le Portugal, face à l’océan atlantique. Ce parcours tourne d’abord autour de la mer méditerranée, pour s’en éloigner vers la fin et rejoindre l’océan, mer « ouverte », symbolisant l’infini de la Création. Il est avant tout un parcours poétique : les citations de textes anciens (dans des cantillations hébraïques, des hymnes grecques, du chant vieux-romain, des prières musulmanes…) en évoqueront fugitivement le paysage spirituel, comme des fragments dont la persistance nous interroge dans un monde marqué par les violences interreligieuses, tandis que s’élèvent les voix de poètes contemporains, dans des langues d’aujourd’hui : hébreu moderne, arabe, turc, arménien, kurde, roumain, italien, français, basque, espagnol, portugais… Ce mélange linguistique témoigne de rencontres, d’expériences (souvent douloureuses), de rêves aussi, qui conduiront le chœur, au terme de ce périple initiatique, à la découverte de lui-même et de sa relation au monde, au cosmos.
 

 
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