Disques monographiques

Tous les enregistrements des œuvres de Thierry Machuel sont soutenus par la

Fondation pour l'Art et la Recherche

 

Psalm, œuvres pour grand chœur mixte,
Jeune chœur de paris, Cris de Paris, direction Laurence Equilbey et Geoffroy Jourdain.
Naïve, V4999, septembre 2004

(version originale V 4986 épuisée, version anglaise V5004 disponible)


Sur la terre simple,  œuvres pour ensembles vocaux,
Solistes de Mikrokosmos, direction Loïc Pierre.
Label Inconnu, distribution Codæx, LI 09-0301, mai 2009.

Nativités profanes, œuvres pour chœurs d'enfants et d'adolescents,
Maîtrise de la Loire, direction Jacques Berthelon, Maîtrise de La Perverie, direction Gilles Gérard
Label Inconnu, distribution Codæx, LI 09-1001, janvier 2010.

Clairvaux, "or, les murs...", œuvres vocales sur des textes de détenus de Clairvaux, œuvres instrumentales
Cris de paris, direction Geoffroy Jourdain, trio Pasquier, François-René Duchâble
Æon, distribution Harmonia Mundi, AECD 1092, septembre 2010.

Lucis memoria, œuvres de musique sacrée pour chœur a cappella,
Mikrokosmos, direction Loïc Pierre
Label Inconnu, distribution Codæx, LI 11-1001, novembre 2011.

Voir, Ensemble, Maintenant, 3 cantates profanes sur des textes de Guillevic,
soprano Brigitte Peyré, ensemble instrumental sous la direction de Benoît Fromanger
Label Inconnu, distribution Codæx, LI 12-0301, mai 2012.

Baccalauréat 2013-2014, sélection d'œuvres imposées à l'option musique

Label Inconnu, distribution Codæx, LI 12-1001, octobre 2013. 
 

Outre-chœur

20 poètes du monde entier par la musique et le chant

avec l'ensemble Territoires du souffle

éditions Bruno Doucey, distribution Harmonia Mundi, novembre 2016

 

 

Psalm

Septembre 2004 

Image Active
Œuvres pour chœur a cappella
Nocturne (Tagore)
Nocturne (Richter)
Nocturne (Liron) 

Dark like me
Über dem Dorn
Jiv

Le Jeune Chœur de Paris, Les Cris de Paris,

direction Laurence Equilbey, Geoffroy Jourdain.

   

    Naïve et Label inconnu

 "Longtemps laissé pour compte en France pour cause de pénurie d'ensembles qualifiés, le chant choral commence enfin à attirer musiciens et compositeurs. Le présent disque fournit un bel exemple de cette renaissance. Il comporte un florilège d'oeuvres sorties de la plume de Thierry Machuel, compositeur et pianiste tout juste quadragénaire, pensionnaire successivement des prestigieuses Villa Médicis à Rome et Casa de Velazquez à Madrid.

Son catalogue comporte une cinquantaine de compositions à ce jour, dont les trois quarts sont pour choeur a cappella. L'art de Machuel se distingue avant tout par sa remarquable sensibilité à une grande variété de styles poétiques de tous horizons. Ainsi, son cycle des Nocturnes comporte des textes aussi bien d'auteurs contemporains français que du grand poète bengali Tagore, alors que dans Jiv il reconstitue la vie d'Ossip Mandelstam, mort sous l'oppression stalinienne. Le même engagement contre la tyrannie, pour la liberté personnelle et poétique, se retrouve également dans Dark like me, longue fresque évoquant la condition des Noirs américains dans la première moitié du XXe siècle, écrite en hommage à Billie Holiday, et dans Über dem Dorn (dont le premier mouvement, Psalm, donne son titre au disque), exploration bouleversante de l'univers torturé de Paul Celan.

Cette musique virtuose, émouvante, toujours accessible est interprétée par deux groupes exemplaires placés sous la direction d'acteurs majeurs du renouveau choral français - Laurence Equilbey, bien connue des mélomanes pour ses magnifiques prestations avec Accentus, et Geoffroy Jourdain."  Naïve

 

 

Sur la terre simple

Mai 2009 

 
Œuvres pour chœur a cappella
Un étranger, avec, sous le bras, un livre de petit format,
La parure éphémère,
Under en sten,
The invisible kingdom,
Élégies romanes

Solistes du chœur Mikrokosmos, direction Loïc Pierre.

    

    Label Inconnu ® et Carmen-Forté

 
    Pour télécharger le dossier de presse : cliquer ici

  

Ce recueil musical est avant tout un parcours poétique, dans lequel les thèmes de la mort, du « passage », et du renouvellement de la Vie, sont le véritable lien entre les œuvres, en dehors des particularités de l’écriture musicale ou de l’interprétation, que je laisse à l’appréciation de l’auditeur.Un étranger, avec, sous le bras, un livre de petit format, est une œuvre sur la Rencontre, la confrontation à l’Autre, avec pour livret une série de courts textes en français d’Edmond Jabès, mis en correspondance avec leur propre traduction en espagnol (dûe au grand poète José-Angel Valente). « L’étranger te permet d’être toi-même, en faisant, de toi, un étranger », tel est le motif principal des quelques phrases que j’ai collectées pour l’évocation d’une rencontre entre deux chœurs au départ antagonistes, et qui peu à peu découvrent leurs ressemblances : « je n’ai de certitude qu’un cœur qui bat, et qui bientôt ne battra plus ». La parure éphémère est constituée de quatre poèmes d’Yves Bonnefoy empruntés au recueil Début et fin de la neige. Elle fait intervenir un récitant tout d’abord, accompagné par des chants lointains, avec pour décor la neige, sa pureté, ce qu’elle a de fragile aussi, de fugitif (« à ce flocon qui sur ma main se pose… »), et nous amène devant une de ces sculptures où la Vierge est représentée avec l’humanité se protégeant dans les plis de son manteau. Cette image se prolonge avec la voix d’une récitante (la « Madone » ?) : « tu vas, le cœur battant, dans la grande neige ». Under en sten, sur des textes en danois d’Inger Christensen, reconstitue un dialogue entre l’auteure et son défunt mari. Il est vrai, néanmoins, qu’elle seule, vivante, parle, et que par la musique je transforme son monologue en rêve d’un dialogue avec l’au-delà, parfois extrêmement tendu. The invisible kingdom, sur des textes en anglais de Kathleen Raine, replace peu à peu le drame de la mort dans les cycles de la Vie, du brin d’herbe au cosmos, et cherche un apaisement dans l’injonction finale, tranquille et joyeuse, à désirer le perpétuel changement. Enfin, point d’aboutissement du parcours, les Élégies romanes sont un recueil de cinq pièces, dans cinq langues romanes : en portugais (Sophia de Mello Breyner), français (Yves Bonnefoy), roumain (Lucian Blaga), italien (Daniela Attanasio), espagnol (José-Angel Valente). La traversée de la mort est ici clairement évoquée, le langage musical plus âpre que dans les œuvres précédentes. L’expression dramatique des textes s’en trouve renforcée, les contrastes apparaissant plus vifs entre chacun des « mouvements ». Le dernier poème, Aparicion del pajaro, évoque la transformation du corps, sans que l’on sache in fine de quelle forme de survivance il s’agit.

Nativités profanes

Janvier 2010


 

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Œuvres profanes pour choeurs d'enfants et d'adolescents

Human dream

Maternidad 

Kemuri

Visages de la terre

Baradoz ar mor

Maîtrise de la Loire, direction Jacques Berthelon

Maîtrise de La Perverie, direction Gilles Gérard

 

Solistes Armelle Morvan, soprano, Corinne Bahuaud, mezzo, Dominique Bonnetain et Xavier Stouff, ténors, Julien Reynaud, baryton, Mylène Lubrano, accordéon, Bruno Lebreton, percussion, Jung Wha Lee, harpe.

Label Inconnu ® et Carmen-Forté

 

En ces temps de morosité, de profonde incertitude sur le devenir de la planète, que peut apporter le chant choral ? N’y a-t-il rien de plus urgent à faire que de chanter ? Mais qu’est-ce que cette expérience du chanter-ensemble, sinon une manière, choisie, de former une communauté humaine, contre l’individualisme et l’émiettement de notre société ? Dans ce cas, ce qui réunit en premier lieu les membres de cette communauté, n’est-ce pas un projet défini ensemble ? Le chant est-il la finalité de ce projet, ou est-ce un moyen pour atteindre autre chose ?

Face au public, il est évident que le chant nous porte, et qu’après avoir vécu le chanter-ensemble, on peut alors passer à une dimension plus vaste, celle du dialogue avec l’Autre, vers l’extérieur de notre communauté, aussi heureuse soit-elle, si l’on veut éviter le piège du communautarisme. Alors, ce qui importe le plus, ce serait donc ce dialogue ? Et que dit le chant dans ce dialogue ? Est-ce qu’il ne parle pas avec les mots du poète, en suscitant l’émotion musicale, indicible ? Mais alors, dans notre geste choral, le texte serait si important ? Si oui, le projet de parler de toute naissance comme d’une Nativité, de toute vie comme méritant d’être chantée, nous permet assurément d’aborder la poésie contemporaine avec un territoire ouvert, sans limitation religieuse ou culturelle, et d’amorcer notre dialogue...

Dans Human dream, j’ai conçu un  court mélodrame entre une femme angoissée, la mezzo-soprano, et le chœur des enfants, dont l’énergie lui sera peu à peu communiquée. Les personnages de la Nativité chrétienne - Marie, les anges, … - sont évoqués comme dans une galerie de tableaux, sans autre référence religieuse, mais en allant plus loin dans la réflexion sur le monde, la vie et la mort. Dans cette perspective, le texte Embryon me permet de parler de la naissance d’une manière charnelle, très concrète. Commandée au départ pour accompagner les « Ceremony of Carols » de Britten, cette œuvre a une dramaturgie singulière par rapport au thème de Noël, les tensions s’y résolvent en fin de parcours seulement, et la berceuse finale pour l’enfant à naître, semble adressée au monde.

Plus légères en apparence, les trois pièces de Maternidad nous parlent des enfants pauvres du Chili, auxquels Gabriela Mistral a légué toute son œuvre d’écrivain.

Dans Kemuri, j’ai rassemblé des textes de deux auteurs différents, afin de mieux différencier le chœur d’enfants et le ténor solo. Celui-ci joue le rôle du poète Takuboku, tandis que les enfants chantent des haïku parlant de la nature et du passage des saison. Au centre de l’œuvre, le poète et sa femme échangent quelques mots, et l’on devine l’enfant à naître, malgré la maladie du poète.

Lorsque j'ai proposé à La Perverie une œuvre où dialogueraient les voix de René-Guy Cadou et de sa femme Hélène,  la réaction fut tout de suite enthousiaste, du fait de la renommée de René-Guy dans la région, et de l'évidence de son langage poétique. Mais la poésie d'Hélène, sa femme, était à peine connue. Le projet comportait donc, d'abord, la rencontre avec celle qui fut la compagne du poète dans les dernières années de sa courte vie, et qui écrivit son tout premier poème au lendemain de la mort de son mari. Pour les lycéens de La Perverie, cette après-midi passée avec une très grande dame de la poésie française, témoin des événements marquants de notre siècle, fut un des temps forts du projet. Depuis le début des années 1950, elle n'a jamais cessé d'écrire, et les textes dédiés à celui qui illumina sa jeunesse sont nombreux, comme un dialogue jamais interrompu par le temps ni la mort. J'ai donc placé en miroir les textes de l'une, et de l'autre, afin que l'on en voie bien les correspondances dans la simultanéité de l'instant musical, bien que ce dialogue, imaginaire, ait eu lieu sur plus de cinquante années. Les liens apparaissent ici tellement vifs, entre l'intuition de sa propre mort chez René-Guy - rendant plus déchirantes encore les paroles adressées à sa femme - et la révolte d'Hélène, qui avec les années prendra un ton plus apaisé, sans jamais rien céder de son intensité, que l'on découvre un amour comparable aux plus émouvants de notre histoire, Héloïse et Abélard, Saint François et Sainte Claire...

En conclusion, Baradoz ar mor, mélodie de type traditionnel dont j’avais réalisé l’esquisse il y a une vingtaine d’années, fut l’occasion d’un travail réunissant les deux chœurs. J’ai ajouté au centre une berceuse, me souvenant de Pêcheur d’Islande, ce beau livre de Pierre Loti dont l’action se passe dans un village breton qui m’est familier : alors que le marin disparaît dans le naufrage de son navire, une mère berce son enfant, et tente de le protéger des malheurs d’ici-bas ...

  

Clairvaux, Or les murs

Septembre 2010

Grand Prix de l'Académie Charles Cros

Grand Prix Lycéen des Compositeurs 2011

Clé d'or de Res Musica           

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CD 1

Paroles contre l'oubli
Nocturnes de Clairvaux
Choeur Les cris de Paris, dirigé par Geoffroy Jourdain
 
CD 2 
Chants de captivité
Régis Pasquier, François-René Duchâble
Leçons de Ténèbres
Trio Pasquier (Régis et Bruno Pasquier, Roland Pidoux)
Lebensfuge
François-René Duchâble, Thierry Machuel
 
DVD
Or, les murs ...
Film documentaire de Julien Sallé

  Aeon, distribution Harmonia Mundi

 
 
« Clairvaux / Or, les murs ».  Thierry MACHUEL : Paroles contre l’oubli, pour chœur de chambre a cappella.  Nocturnes de Clairvaux, pour chœur de chambre a cappella.  Chants de captivité, pour violon & piano.  Leçons de Ténèbres, pour violon, alto & violoncelle.  Lebensfuge, pour piano à quatre mains.  Les Cris de Paris, dir. Geoffroy Jourdain.  François-René Duchâble, Thierry Machuel (pianos). Régis Pasquier (violon), Bruno Pasquier (alto), Roland Pidoux (violoncelle). Julien SALLÉ : Or, les murs, film documentaire sur les ateliers d’écriture menés par Thierry Machuel avec des détenus de la Maison centrale de Clairvaux (2009).  2CDs + 1DVD Aeon : AECD1092.  TT : 60’41 + 36’20 (CDs) et 60’00 (DVD).
 
La partie vocale de ces disques est le fruit des ateliers d’écriture menés par le compositeur Thierry Machuel (°1962) avec des détenus de la prison de Clairvaux, et qui ont été présentés lors du festival « Ombres et Lumières » à l’abbaye, en septembre 2009.  Initiative passionnante qui s’emparant de la dualité du lieu de Clairvaux, abbaye et prison, permet de lancer un pont entre deux institutions que rapprochent la notion d’enfermement, qu’il soit accepté ou subi, « établissant une fraternité singulière et riche de sens » (Robert Badinter).  Les textes écrits par des détenus – comme ceux rédigés par des moines de Cîteaux, en quelque sorte en répons – sont mis en musique sous forme de chœurs a cappella.  Ils traitent des thèmes associés à l’enfermement : la nuit, l’oubli, le silence.  L’écriture chorale dépouillée qui utilise un langage personnel (superposition des textes, mélismes protéiformes de la voix jusqu’au chuchotement), en restitue la poétique, le sobre naturel et la vraie profondeur.  Trois pièces purement instrumentales prolongent ces chants, elles aussi d’une belle élévation de pensée.  Chants de captivité (2009) – ou, selon Machuel, « sept visions de mes visites à Clairvaux » - proposent les images d’un monde imaginaire, de révolte et de résignation ; d’espoir aussi.  Leçons de Ténèbres pour trio à cordes forment une série de courtes variations sur l’ombre et la lumière.  Le discours instrumental est entrecoupé de silences plus ou moins longs, « stricts ou légèrement habités » dit l’auteur.  Le recueillement procède d’une écriture serrée, comme raréfiée dans sa dernière partie.  Enfin, Lebensfuge (fugue de vie), « improvisation écrite » pour piano à quatre mains, décrit une évasion intérieure, par une série de courtes séquences basées, là encore, sur des thèmes liés à la vie carcérale.  Leur fluidité sonore les place dans le sillage de la manière des grands maîtres français du piano.  L’engagement et le talent des interprètes réunis contribuent à faire de toutes ces pièces, au-delà de leur valeur musicale, la manifestation d’une expérience humaine rare. Le film, tourné dans la prison, conduit au cœur même du projet d’atelier d’écriture avec les détenus.  Un dialogue entre quelques prisonniers et le musicien tout à leur écoute, nous fait cheminer des textes imaginés par eux à leur mise en musique, puis à leur interprétation en concert.  La caméra s’attarde sur les longs couloirs de l’abbaye ou les vastes coursives de la prison, alternant images de locaux désaffectés et plans en extérieur, en un jeu troublant d’ombre et de lumière.  Elle saisit avec pudeur la parole des détenus.  Celle-ci est riche, où reviennent les thèmes de l’oubli impossible, du temps arrêté, de la solitude qu’un rien peut soulager, de l’absence de repère.  Et on s’arrête sur ces mots lourds de sens, tel qu’« un cri de silence », ou « l’avenir c’est un gouffre ».  Surtout, le film rend perceptible en quoi cet atelier unissant texte et musique a rendu à ces hommes le sens d’exister, ce « j’étais moi », comme le dit simplement l’un d’eux.  

L'éducation musicale, décembre 2010

 

Lucis Memoria

Novembre 2011

 

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œuvres de musique sacrée

pour chœur a cappella

 

chœur Mikrokosmos, direction Loïc Pierre

ensemble vocal Méliades

 

Label Inconnu ® et Carmen-Forté

 

 

 

"Le sacré, pour moi, n’est pas dans un lieu à part, écarté du monde et des hommes : il est en nous, autour de nous et dans ce qui reste à connaître de la vie. Sans séparation, il existe de prime abord dans notre regard. Comment nous regardons, si seulement nous regardons. Car « il s’agit de voir », comme le dit Guillevic, « tellement plus clair, de faire avec les choses comme la lumière » (1). Celle qui nous parvient des astres ou des êtres, ou des récits qui parlent d’eux. Depuis les plus infimes, puce, escargot, tels que le poète Claude-Henry Rocquet nous les dépeint au seuil de la Nativité, jusqu’aux confins de l’univers, étoile guidant les marins, nuit qui nous noie de son néant ; au milieu de ces extrêmes se tient le Christ, homme d’infinie miséricorde pour les hommes, trait vertical entre l’abîme de nos souffrances et l’espace de notre rédemption, saturé de lumière. Aussi aveugles que nous soyons à notre devenir spirituel, au moins le chant nous aura-t-il projetés, un temps, hors de nous-mêmes." TM


(1) Guillevic, Gagner, 1981, éditions Gallimard

Les œuvres qui figurent sur ce disque ont été composées à des périodes très différentes, depuis l’année 1979 jusqu’à 2009 : elles jalonnent trente années de travail, principalement consacrées à la poésie profane contemporaine, et n’avaient pour la plupart jamais été données en concert avant cet enregistrement.

Bestiaire de Noël, 2008

Trois prières, Tristes erant apostoli 2000
Trois prières, Lux æterna, 1994 (in memoriam J-B.S.)
Trois prières, Jesu, dulcis memoria 1996

Notre Père 1992-2008

Missa Terra-Memoria, Kyrie, Sanctus, Agnus dei, 2009
Missa Terra-Memoria, Antienne joyeuse, 1997

Deux prières, Litanies du Christ en croix, 1994
Deux prières, Dit des pélerins d'Emmaüs, 1999-2000

Ave maris stella, 1996

Psaume 50, 2004

Annonciation, Salutation, 1979
Annonciation, Réponse, 2008
Annonciation, Celle qui s'est donnée, 2005-2008
 

 

Voir, Ensemble, Maintenant


Novembre 2012

 

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 3 cantates profanes pour soprano, récitant et ensemble instrumental

 

Brigitte Peyré, soprano

Julien Müller, récitant

 

Ensemble instrumental

dirigé par Benoît Fromanger

 

Label Inconnu ® et Carmen-Forté 

 

Enregistrement réalisé grâce au soutien de la ville de Belley et de l'association Guitares en Vignes.

 

 Les poèmes que j’ai choisis pour ces trois cantates sont issus de nombreux recueils et ne se suivaient pas à l’origine. Au-delà du thème de la Nature, essentiel dans l’œuvre de Guillevic - avec une manière inimitable de s’identifier aux fleurs, aux rocs, ou encore au merle ou au papillon – il y a un récit, que je m’efforce de tisser entre les poèmes, discrètement : Voir est un Livre d’Heures qui incite à regarder la vie autrement, sur une durée qui va du lever du jour à la tombée de la nuit ; Ensemble est une rencontre amoureuse, vécue comme un engagement, une promesse faite non seulement l’un envers l’autre, mais aussi côte à côte, face à la communauté des hommes et dans l’espérance d’un monde meilleur ; cet engagement, exprimé à travers les textes que Guillevic écrivit durant les années de guerre et son activité de Résistant, trouve un aboutissement dans Maintenant, dialogue quasi mystique entre la soprano et l'ensemble instrumental, durant lequel nous est dévoilée peu à peu comme pour une initiation toute la sagesse de l’auteur.
Dans l’écriture du chant, je me rapproche toujours de la parole, hauteurs et courbes naturelles, lyrisme contenu, dans un souci de clarté même si parfois la complexité formelle l’emporte brièvement, comme dans la superposition d’un texte parlé avec un autre chanté. L’écriture instrumentale est très dépouillée ; elle évolue en cours de route, mais le climat de la dernière partie de Maintenant – sur la contemplation de l’instant - retrouve une tranquille atonalité. Sans doute aussi, certains passages rappellent-ils quelque chose de la "chanson réaliste" des années Brecht-Weill, mais je ne m'y attarde pas, tout comme reste une exception la modification apportée au poème « Il y avait de la lumière ... » ou le moi est remplacé par un nous, par souci de cohérence musicale. Mots que portent les lignes, harmonies de l’intériorité poétique et du mystère, imperceptibles polyrythmies, couleurs des timbres purs, pour transmettre tout ce que je ressens de vibrations chez Guillevic.

 

 

 

 

 

 

Autres disques

 

Beatitudines (2003)

Musiques françaises du XXème siècle pour chœur a cappella (Messiaen, Hersant, Bacri…)
Machuel : Nocturne (Tagore)
Chœur de chambre Mikrokosmos, direction Loïc Pierre. Jade

 

75ème anniversaire de la casa de Velazquez (2005)

Œuvres de Florentz, Hersant, Bec…

Machuel :Un étranger, avec, sous le bras, un livre de petit format

Ensemble vocal Soli-Tutti, direction Denis Gauthérie. Casa de Velazquez

 

Échos d’artistes (2007)

Œuvres de Silvestrini, Bec, Dassié,…

Machuel : Voir

Ensemble Télémaque, direction Raoul Lay. Lyrinx

 

Chuchotements d'ici et d'ailleurs (2009)

Œuvres de Rautavarra, Tormis, Reynaud, mélodies traditionnelles ...

Machuel : extraits de "The invisible kingdom", "Missa Terra-Memoria"

Quatuor vocal Méliades

 

Je me suis en allée... (2013)

Créations et adaptations à partir de chansons populaires des régions de France.

Œuvres de Jean-Christophe Rosaz, Julien Reynaud, Pascal Zavaro, Guillaume Prieur, Pascal Caumont

Machuel : Chansons de malmariée (parties 1 et 2) 

Quatuor vocal Méliades. Ad Vitam Records

 

Allons voir si la rose...

"La nature a cappella de Guillaume Costeley à Thierry Machuel" (Bestiaire de Noël)

 
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 "Considéré aujourd’hui comme un compositeur majeur pour le chant choral en France, présent dans les grands rendez-vous mondiaux de cette discipline, Thierry Machuel mène depuis une vingtaine d’années un combat acharné pour sortir le chœur de l’image conservatrice qu’il avait encore dans les années quatre-vingts. Sa recherche de textes profanes, de poésie contemporaine, et dans toutes les langues, le conduit à tisser, patiemment, œuvre après œuvre, un territoire très singulier pour l’art vocal, qu’aucun autre compositeur français avant lui n’avait encore tenté. Son langage musical, d’une rare poésie, est suffisamment personnel pour être reconnaissable dès la première écoute. "  L'équipe de Label Inconnu 


 
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