Opus 41 : La parure éphémère

 

 

La parure éphémère

 

EV, à 6 voix mixtes et 2 récitants. Textes en français. 10 mn. De moyen à difficile.

 

Enregistré par le chœur de chambre Mikrokosmos, en août 2006,

à la ferme de Villefavard. Direction Loïc Pierre,

récitants Annie Baud-Kaltenbach, Thierry machuel 

 

(Voir le CD Sur la terre simple)

 

Première neige

A ce flocon

Madone de miséricorde

Il neige

 

 

La parure éphémère est constituée de quatre poèmes d’Yves Bonnefoy empruntés au recueil

Début et fin de la neige. Elle fait intervenir un récitant tout d’abord, accompagné par des chants lointains,

avec pour décor la neige, sa pureté, ce qu’elle a de fragile aussi, de fugitif (« à ce flocon qui sur ma main

se pose… »), et nous amène devant une de ces sculptures où la Vierge est représentée avec l’humanité

se protégeant dans les plis de son manteau. Cette image se prolonge avec la voix d’une récitante

(la « Madone » ?) : « tu vas, le cœur battant, dans la grande neige ».  

 

Les textes, dans le recueil initial d'Yves Bonnefoy, ne se suivent pas tous. J'ai ainsi "construit" une sorte de narration, qui va de l'observation de la neige jusqu'à sa traversée, prise comme métaphore de la mort. C'est d'abord une voix masculine qui s'exprime, le récitant/le poète/le narrateur/Yves Bonnefoy ; puis le chœur illustre soudain la brièveté de la vie avec un canon où le sujet apparaît modifié à chacune de ses entrées ; après cela, il y a comme une fusion entre les voix, avec cet effet de miroir entre les hommes et les femmes conduisant à la "disparition" des voix d'hommes qui, désormais, ne s'exprimeront qu'en voix aiguë ou en falsetto. C'est alors la récitante qui prend la parole, la madone ? (prise au sens de la sculpture, cette femme protégeant l'humanité dans les plis de son manteau) qui est là pour accompagner, elle décrit tout en tutoyant avec bienveillance celui qui s'engage dans ce difficile passage.
 

 
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