Opus 43 : Aïka siperiassa, Tolm ja lumi

 

 

Numéro 1 : Aïka siperiassa

CC, SMATBnB. Texte en finnois. 8 mn. Difficile.

 

Ce long texte de Pentti Holappa, que j'ai découvert dans une traduction de Lucie Guillevic-Albertini, m'a tout de suite  bouleversé. Très difficile à prononcer pour des français, la langue finnoise sonne à nos oreilles en un curieux mélange de fréquences graves et de consonnes doucement entrechoquées, avec des mots dont la longueur a inspiré au poète un de ses titres les plus connus : "Les mots longs". L'histoire que nous conte Pentti Holappa est celle d'un voyageur désespéré, qui choisit de faire le plus long périple terrestre qui se puisse imaginer, de l'extrême nord de la Finlande au détroit de Béring, et retour. Sans cesse en proie aux pires difficultés, puisqu'au froid mortel s'ajoute l'hostilité des rares peuplades rencontrées, inuits, tchouktches, sans compter les loups et autres prédateurs, il nous livre un récit qui ressemble à une course contre la mort, ou une métaphore singulièrement sombre de la Vie, sans jamais le moindre recoin accueillant pour le voyageur fatigué, où seules les étoiles et la cendre offrent encore quelques lueurs.

 

Numéro 2 : Tolm ja lumi

(en projet)

CH, à 8 voix minimum, TTTTBBBB. Textes en estonien. 7 mn. De moyen à difficile.

 

Une méditation sur l'existence, avec des textes Jaan Kaplinski. 

 
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